galerie Brexit: l’UE met en garde contre « le splendide isolement »

Le président du Conseil européen Charles Michel (gauche), le président du parlement européen David Sassoli (centre) et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse sur le Brexit au parlement européen le 31 janvier 2020 à Bruxelles afp.com – JOHN THYS
La force ne réside pas dans « le splendide isolement », a averti la présidente de la Commission européenne, vantant la « force de l’union » quelques heures avant le départ historique du Royaume-Uni de l’UE, vendredi à 23H00 GMT.

Lors d’une conférence de presse aux côtés des présidents des deux autres institutions européennes, Charles Michel (Conseil) et David Sassoli (Parlement), Ursula von der Leyen a cité Jean Monnet, père fondateur de l’Europe: « je ne suis pas optimiste, je ne suis pas pessimiste, je suis déterminé ».

Elle a souligné « l’élan politique » connu depuis le début de son histoire par l’Union européenne, « devenue une puissance économique ». « L’expérience nous a montré que la force ne réside pas dans un splendide isolement mais dans notre Union unique » au monde, a-t-elle poursuivi en référence à l’attitude des Britanniques.

Elle a souhaité « le meilleur partenariat possible » avec Londres après le divorce, soulignant cependant qu' »il y aura toujours une différence » avec une appartenance à l’Union.

Interrogée sur ce que l’Union européenne perdait avec le départ du Royaume-Uni pour l’UE, la présidente de l’exécutif européen a répondu: un membre qui était « très pragmatique », « ayant une vision claire sur les questions économiques », « pas toujours facile, mais les 27 ne le sont pas toujours ».

« C’est le choix du peuple britannique d’être seul et nous le respectons. Mais nous resterons voisins », a-t-elle souligné. « Nous avons beaucoup de choses en commun et nous devons prouver au monde que l’on peut être voisins et travailler très étroitement, c’est ce que nous allons nous efforcer de faire », a-t-elle dit.

« L’histoire ne s’arrête pas là », a dit David Sassoli, qui a salué « une énorme opportunité » pour l’Union.

Alors que Londres et Bruxelles vont devoir négocier leur future relation pendant la période de transition qui court jusqu’à la fin 2020, le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier présentera lundi les priorités de son mandat.

 

 

ANI AVEC AFP