galerie Niger: l’opposant Hama Amadou candidat à la présidentielle de 2021

Hama Amadou, alors président du parlement nigérien, à Niamey le 6 novembre 2013 afp.com – ISSOUF SANOGO

Les deux factions ont tenu des congrès rivaux simultanés dimanche à Niamey et à Dosso (sud-ouest).

« Les participants aux assises du troisième congrès ordinaire du Moden réaffirment que Hama Amadou est et demeure l’unique candidat aux prochaines élections présidentielles », indique un communiqué issu du congrès tenu à Niamey par le Bureau politique national du Moden, fidèle à Hama Amadou et soutenu par les députés du parti.

« Les participants au troisième congrès ordinaire du parti réitèrent leur soutien sans faille à la candidature de Hama Amadou aux élections présidentielles 2021 », souligne de son côté le communiqué du congrès de Dosso (sud-ouest), convoqué par Oumarou Noma, éjecté mi-juillet du fauteuil de président par intérim du Moden par Hama Amadou.

Ce dernier, qui a exprimé son « soutien » au congrès de Niamey par visioconférence, a dénoncé « la volonté manifeste d’un homme d’entacher par tous les moyens sa légitimité et de semer au sein du parti les graines de la division et du chaos ».

« Le mal est profond, parce que nous avons une rébellion dans le parti », mais « il n’y a pas de problème sans solution », a déclaré de son côté M. Noma devant ses partisans, qui l’ont désigné « président du Moden » en remplacement de Hama Amadou.

A présent, « il revient au ministère nigérien de l’Intérieur de reconnaitre un des deux congrès », ce qui ouvrirait la voie à une « bataille devant les juridictions », a expliqué à l’AFP un constitutionnaliste nigérien, Amadou Boubacar.

Le 26 juillet, un juge de référé saisi par M. Noma, avait déclaré « de nul effet la décision » de Hama Amadou évinçant M. Noma du poste de président par intérim. Le juge avait « constaté la déchéance de Hama Amadou de la présidence du Moden », en raison de sa « condamnation à un an de prison », et qu’il « n’avait (donc) pas qualité pour agir au nom » du parti.

Mais le même jour, le bureau politique du Moden avait désigné un nouveau président par intérim à la place de M. Noma.

Hama Amadou, fondateur du Moden en 2009, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, vit en exil après sa condamnation à un an de prison en mars 2017 pour une affaire de trafic international de bébés, qu’il a toujours qualifié de complot politique du pouvoir pour l’écarter.

Ex-Premier ministre (de 1999 à 2007) il risque de se voir écarter du prochain scrutin présidentiel à cause de sa condamnation. En 2018, il avait été déchu de son poste de député et remplacé par son suppléant.

 

 

ANI AVEC AFP