galerie Zimbabwe: libération sous caution d’un député de l’opposition

L'opposant zimbabwéen Job Sikhala, au centre, parle à la presse le 10 octobre 2000 à Harare après une comparution en justice où il avait été mis hors de cause. afp.com - ODD ANDERSEN

« L’honorable (Job) Sikhala a été libéré en échange d’une caution de 5.000 dollars zimbabwéens », a déclaré à l’AFP Kumbirai Mafunda, porte-parole de l’association des Avocats du Zimbabwe pour les droits de l’homme (ZLHR).

« La justice a aussi ordonné qu’il rende son passeport (…) Il doit se présenter à une nouvelle audience le 24 juillet », a-t-il ajouté.

Job Sikhala, vice-président du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), le principal parti d’opposition, avait été arrêté le 9 juillet.

Il est accusé d’avoir lancé début juillet, lors d’une réunion politique: « Nous allons le (Emmerson Mnangagwa) renverser avant 2023, ce n’est pas une plaisanterie ».

Englué dans une grave crise économique depuis le début des années 2000, le Zimbabwe est dirigé depuis fin 2017 par Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à l’autoritaire Robert Mugabe à la suite d’un coup de force de l’armée.

Malgré ses promesses d’ouverture, le nouveau régime reste accusé de réprimer les voix dissonantes.

En janvier, les forces de sécurité avaient tué au moins 17 personnes lors de la répression de manifestations contre une forte hausse des prix du carburant.

 

 

ANI AVEC AFP