galerie Israël: l’ex-Premier ministre Ehud Barak fonde un nouveau parti

L'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv le 26 juin 2019 pour annoncer la création d'un nouveau partiafp.com - JACK GUEZ

Ehud Barak, 77 ans, avait succédé en 1999 à Benjamin Netanyahu avant de se retirer de la vie politique en 2013.

« Nous créons un nouveau parti pour mettre fin au pouvoir de Netanyahu », a déclaré M. Barak lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv. Le nom de cette formation sera révélée dans « deux semaines » lors de son lancement officiel, selon lui.

Ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, M. Barak a été ministre de la Défense au sein du gouvernement de Netanyahu entre 2007 et 2013.

« Je te connais depuis 50 ans…c’est la fin de la route pour toi », a déclaré M. Barak s’adressant directement au Premier ministre qu’il a commandé dans les années 70 au sein d’une unité d’élite de l’armée.

Dénonçant les pratiques « corrompues » de M. Netanyahu, Ehud Barak a affirmé qu’Israël n’avait « jamais connu de jours aussi sombres ».

Benjamin Netanyahu, 69 ans dont 13 années au pouvoir, doit être entendu par le procureur de l’Etat pour répondre d’accusations de « corruption », « fraude » et « abus de confiance » dans trois affaires.

Ayant échoué dans ses efforts pour former une coalition de gouvernement après les législatives anticipées du 9 avril, il a préféré provoquer de nouvelles élections, fixées au 17 septembre prochain.

Le président de la Knesset (Parlement) Yuli Edelstein a déclaré mardi examiner la possibilité d’annuler ce scrutin, une proposition saluée par le Premier ministre.

« J’estime les efforts de M. Edelstein pour tenter de vouloir éviter des nouvelles élections », a réagi M. Netanyahu mercredi sur sa page Facebook.

Son principal adversaire, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, à la tête de la liste centriste « Bleu-Blanc » (35 sièges sur 120), a déclaré mercredi lors d’une conférence de presse qu' »il n’y avait pas de retour en arrière » tout en assurant que si c’était possible, il aurait accepté de siéger dans un gouvernement d’union nationale « sans Netanyahu ».

 

 

ANI AVEC AFP