galerie L’ancien champion Boris Becker vend ses trophées pour payer ses dettes

L’ancien champion Boris Becker

Des trophées et des souvenirs personnels de l’ancienne star du tennis, Boris Becker, sont vendus à partir de ce lundi par la maison britannique Wyles Hardy pour partiellement éponger les dettes de l’Allemand.

Médailles, trophées, coupes, montres… en tout, 82 objets appartenant au plus jeune vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem -à 17 ans, en 1985 à Wimbledon-, qui sont mis en vente.

Médailles, trophées, coupes, montres… en tout, 82 objets appartenant au plus jeune vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem -à 17 ans, en 1985 à Wimbledon-, qui sont mis en vente.

Criblé de dettes, Boris Becker (51 ans), avait été déclaré en faillite en 2017. En juin 2018, il avait invoqué un prétendu statut diplomatique et l’immunité en découlant auprès de la justice britannique, stoppant ainsi au dernier moment la vente aux enchères de ses trophées et souvenirs personnels.

Le sextuple vainqueurs de tournois du Grand Chelem avait alors affirmé qu’il avait été nommé en avril par le président de la Centrafrique «attaché» auprès de l’Union européenne pour les affaires culturelles, sportives et humanitaires de ce pays. Mais le ministère centrafricain des Affaires étrangères avait rétorqué que le passeport brandi par Becker était un faux, qui venait manifestement d’un lot «de passeports vierges volés en 2014».

Becker avait finalement clos cet épisode en décembre, devant un tribunal londonien spécialisé dans les affaires d’insolvabilité, en renonçant à revendiquer l’immunité.

DES MILLIONS DE LIVRES DE DETTES

La maison d’enchères remet donc sur le marché les trophées. La première tentative «avait attiré des offres très substantielles», a souligné dans un communiqué Mark Ford, l’un des trois administrateurs judiciaires du cabinet londonien chargé de réduire la dette de Becker. Elles ne suffiront cependant pas à éponger des dettes évaluées à des millions de livres.

Boris Becker a déjà eu des déboires judiciaires pour des dettes impayées avec la justice espagnole, concernant des travaux dans sa villa de Majorque, et avec la justice suisse, pour ne pas avoir payé le pasteur qui l’avait marié en 2009.

En 2002, la justice allemande l’avait condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour quelque 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

«Boum-Boum» Becker, ainsi surnommé pour son service ravageur, a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive. 

 

 

 

ANI AVEC AFP