galerie Macron se reconnaît en Pompidou pour sa « modernité de conquête »

Le président français Emmanuel Macron le 19 juin 2019 à l’Elysée afp.com – Ian LANGSDON

Citant les nombreuses avancées technologiques — Concorde, nucléaire, Ariane…– mais aussi sociales, comme la 4e semaine de congés payés et le minimum vieillesse, décidées sous un président de droite, il a célébré « une modernité de conquête, pas d’adaptation ni de soumission ».

« Une manière très française de bâtir notre modernité, de ne pas en avoir peur, de la saisir et de l’inventer », a-t-il poursuivi, célébrant aussi son « attachement au détail, à chaque dossier », devant quelque 200 personnes réunies à l’Elysée, dont Alain Pompidou, le fils de l’ex-chef de l’Etat.

L’art de gouverner était pour lui « un art de l’exécution », a-t-il dit, phrase qu’il cite souvent pour son propre compte. « Les véritables idéalistes sont amoureux du détail ».

« En même temps, comme dirait l’autre », a-t-il souri, Georges Pompidou conjuguait « permanence d’un vieux pays et les défis d’avenir, les tensions entre enracinement et mouvement, entre tradition et modernité ».

Emmanuel Macron a enfin fait une allusion à la réponse émouvante de l’ancien président qui avait cité Eluard à propos du suicide en 1969 de Gabrielle Russier, une enseignante condamnée à un an de prison avec sursis pour avoir aimé l’un de ses élèves.

« Défendant une enseignante que l’opprobre avait décidé d’exécuter, refusant de hurler avec les loups » Georges Pompidou avait « ce regard bienveillant, cette part d’humanité », a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron s’exprimait à l’occasion d’une réception organisée à l’Elysée pour le 50e anniversaire de l’accession à l’Elysée du deuxième président de la Ve République, à la veille d’un colloque consacré jeudi et vendredi à Georges Pompidou lors duquel interviendront les ex-présidents Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy.

MM. Macron et Giscard d’Estaing avaient assisté ensemble le 2 avril à une messe à Paris en l’honneur de Georges Pompidou, mort il y a 45 ans. De nombreuses personnalités politiques étaient présentes à cette messe qui a lieu tous les ans depuis la mort de M. Pompidou, le 2 avril 1974.

Organisé jeudi et vendredi au Centre Pompidou, le colloque « Avec Georges Pompidou, penser la France » invite des anciens proches de l’ex-chef d’Etat et des historiens à « mettre en perspective son héritage et à relever les apports pompidoliens pour agir dans le monde contemporain », selon l’Institut Georges Pompidou, son initiateur

 

 

 

 

ANI AVEC AFP