galerie Algérie: 6 mois de prison pour l’ex-patron des patrons Ali Haddad (TV)

Ali Haddad après son élection à la présidence du Forum des chefs d’enterprises (FCE), à Alger, le 27 novembre 2014afp.com – FAROUK BATICHE

Patron du n°1 privé du BTP en Algérie et bénéficiaire de gigantesques contrats publics, M. Haddad a été arrêté fin mars à la frontière avec la Tunisie en possession de deux passeports et de devises non déclarées, quelques jours avant la démission, après 20 ans au pouvoir, de M. Bouteflika confronté à un mouvement de contestation inédit.

C’est la première personnalité de l’entourage de l’ex-président condamnée depuis le départ de M. Bouteflika, à la suite de laquelle la justice a ouvert une série d’enquêtes pour des faits de corruption et placé en détention préventive plusieurs influents hommes d’affaires et ex-responsables politiques. M. Haddad est également visé par ces enquêtes, selon son avocat.

« Condamnation de Ali Haddad à six mois de prison ferme » pour « obtention injustifiée de documents administratifs », ainsi qu’à « 50.000 dinars (environ 370 euros) d’amende, retrait de ses passeports et confiscation de l’argent » saisi lors de son arrestation, indique un bandeau défilant de la télévision nationale.

Le tribunal n’a donc pas suivi le Parquet, qui avait requis 18 mois de prison pour « faux et usage de faux » contre M. Haddad.

Son co-accusé, Hassan Boualem, directeur des titres et documents sécurisés au ministère de l’Intérieur quand il a délivré en 2016 son 2e passeport à M. Haddad, a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 20.000 dinars d’amende.

M. Haddad avait affirmé à l’audience avoir obtenu son 2e passeport légalement, après avoir sollicité l’intervention d’Abdelmalek Sellal, alors Premier ministre et depuis placé en détention préventive dans une enquête concernant la « dilapidation de deniers publics, des abus de fonctions et des octrois de privilèges injustifiés » dans le cadre de passations de marchés publics.

M. Boualem avait indiqué avoir délivré le 2e passeport sur ordre de sa hiérarchie, M. Sellal puis Noureddine Bedoui, alors ministre de l’Intérieur et désormais Premier ministre et du secrétaire général du ministère de l’Intérieur Hocine Mazouz, qui n’ont pas été inquiétés.

 

 

ANI AVEC AFP

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