galerie Soutien de La France insoumise à la coalition pro-Gbagbo

L‘opposition qui soutient l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo a été reçue à l’Assemblée nationale française par des députés du groupe parlementaire La France insoumise, le 14 juin 2019. © ludovic MARIN / AFP

La coalition de l’opposition qui soutient l’ex président ivoirien Laurent Gbagbo a été reçue vendredi 14 juin à l’Assemblée nationale française par des députés du groupe parlementaire de Jean-Luc Melenchon.

Une rencontre symbolique, puisque les militants proches de Laurent Gbagbo, acquitté par la CPI mi-janvier, n’avaient pas été reçus à l’Assemblée nationale depuis la crise de 2011. Ils comptent sur le soutien de cette formation de la gauche pour plaider la cause du retour de Laurent Gbagbo dans son pays, et pour la tenue d’une élection transparente l’année prochaine.

Réunis au sein d’un petit bureau du Palais Bourbon, les leaders de la plateforme Ensemble pour la Démocratie n’ont qu’un mot à la bouche : pas d’élection sans une réconciliation nationale. Cela suppose selon eux, le retour en Côte d’Ivoire, de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé – tous deux en liberté conditionnelle en Europe –  et des responsables politiques en exil depuis la crise de 2011.

Face aux parlementaires de gauche de la France insoumise, les opposants ivoiriens affichent leur ouverture au dialogue. Et ils expriment leur inquiétude concernant les violences intercommunautaires. Le professeur Georges Armand Ouégnin, président de EDS, se dit inquiet.

« Nous sommes inquiets parce que ces violences nous ont permis de constater qu’il y a des armes qui circulent et ça c’est extrêmement inquiétant à dix-huit mois des élections. Et cela veut dire quoi ? Nous, on doute de l’efficacité de ce que l’on appelait le DDR, Démobilisation Désarmement Réinsertion, qui a englouti des milliards », déclare le professeur Georges Armand Ouégnin.

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Les députés de La France insoumise promettent de relayer les préoccupations de ces opposants à l’Assemblée nationale française et au niveau européen.
Un soutien sur trois sujets : les questions de souveraineté économique, de réconciliation et sur le processus électoral.

« Nous vous accompagnerons dans l’exigence d’un processus électoral transparent avec la restructuration de la Céni, structure d’organisation et de contrôle des élections, et révision en profondeur des listes électorales », a déclaré Éric Coquerel, député La France Insoumise.

Sur le plan idéologique, les deux plateformes disent partager un objectif : lutter contre « les tentatives d’asservissement néo-libérales que l’Union européenne cherche à imposer aux pays d’Afrique ».

 

RFI

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