galerie Mexico prêt à discuter d’une réforme du droit d’asile avec les Etats-Unis

Le ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Ebrard lors d’une conférence de presse à Mexico City le 10 juin 2019afp.com – Alfredo ESTRELLA

Le ministre a indiqué que, lors des négociations à Washington la semaine dernière, Mexico avait refusé que les migrants présents sur le territoire mexicain et souhaitant demander l’asile aux Etats-Unis le fassent au Mexique. Les représentants mexicains ont toutefois accepté de rediscuter de cette question dans un délai de 45 jours.

« Lors de la réunion avec le vice-président des Etats-Unis (Mike Pence), ils ont insisté » sur cette question, a expliqué M. Ebrard lors d’une conférence de presse.

« Nous leur avons dit, et je pense que c’était la plus grande réussite des négociations : prenons le temps de voir si ce que propose le Mexique fonctionne, et si non, nous discuterons pour voir si des mesures supplémentaires » sont nécessaires, a poursuivi le ministre.

Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump a indiqué lundi dans un tweet qu’une partie de l’accord, qu’il n’a pas précisée, nécessiterait l’approbation du Congrès mexicain et que « si pour une raison quelconque, elle n’est pas approuvée, les tarifs seront rétablis ».

Le président américain répondait aux critiques du New York Times estimant que la plupart des mesures annoncées par le Mexique dans l’accord avaient déjà été convenues lors de négociations antérieures.

Peu après, M. Trump a déclaré sur la chaîne CNBC, que cette partie de l’accord était « un outil très puissant ».

Vendredi soir, à l’issue de plusieurs jours de négociations ardues, Washington et Mexico ont arraché un accord sur l’immigration comme souhaité par Donald Trump, qui menaçait d’imposer des droits de douane sur tous les produits importés du Mexique aux Etats-Unis.

Le président américain avait menacé d’imposer des taxes de 5% à partir de lundi, en augmentant ce taux de 5 points par mois pour qu’il atteigne 25% en octobre, faisant fi des mises en garde des milieux économiques américain et mexicain.

La déclaration commune des deux pays, faite vendredi à l’issue de la conclusion de l’accord, mentionne des « mesures sans précédent » prises par Mexico, notamment le déploiement de sa Garde nationale, ainsi que des actions contre les réseaux de passeurs, de transport et de financement de l’immigration clandestine.

 

 

 

 

ANI AVEC AFP