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Centrafrique: mission ONU-UA pour «mobiliser» autour de l’accord de paix

L’ONU et l’Union africaine (UA) ont appelé au début d’une visite conjointe en Centrafrique, à une «mobilisation de tous pour avancer rapidement dans la mise en oeuvre de l’accord» de paix signé début février.

«Le maître mot est la mobilisation de tous pour avancer rapidement dans la mise en oeuvre de l’accord», a déclaré le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, à son arrivée hier à Bangui, selon une vidéo publiée aujourd’hui sur les réseaux sociaux par le gouvernement centrafricain. «Il y a une fenêtre d’opportunités qu’il ne faut surtout pas laisser se refermer car elle ne se rouvrirait peut-être pas de sitôt», a-t-il ajouté.

Accompagné du commissaire à la Paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, Jean-Pierre Lacroix est en visite durant quatre jours en Centrafrique. Les deux hommes se sont rendus aujourd’hui à Bambari, ville du centre du pays théâtre de nombreux combats depuis le début de l’année. Une réunion du Groupe international de soutien à la Centrafrique doit avoir lieu mercredi à Bangui, à laquelle prendra également part le directeur Afrique de l’Union européenne (UE), Koen Vervaeke.

 

Un accord de paix dit de Khartoum, a été signé début février à Bangui entre les quatorze groupes armés et les autorités. Préparé depuis 2017 par l’UA, il est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013. Un nouveau gouvernement a été nommé à la suite de cet accord, puis remanié après désaccord des groupes armés.

Si la dernière équipe gouvernementale en date reste largement acquise aux fidèles du président Faustin-Archange Touadéra, de nombreux représentants de groupes armés, dont certains chefs cités dans des rapports d’ONG pour des exactions, ont été nommés à des responsabilités.

Malgré cela, plusieurs affrontements ont eu lieu dans le pays depuis la signature de l’accord. Début avril, l’ONU a lancé une opération militaire d’envergure contre un groupe armé de l’ouest du pays. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre, qui a forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile.

 

 

ANI AVEC AFP

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