France: La mère de la petite Fiona tente de se suicider en prison

 

AFP/Archives / Thierry ZoccolanCécile Bourgeon (G), la mère de Fiona, arrive aux côtés de son avocat Me Gilles-Jean Portejoie le 5 septembre 2016 au tribunal de Riom

La mère de la petite Fiona, Cécile Bourgeon, condamnée à cinq ans de prison après la mort de sa fille en mai 2013, a tenté de se suicider mais ses jours ne sont pas en danger, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Détenue à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, « Cécile Bourgeon a tenté samedi soir de mettre fin à ses jours par voie médicamenteuse, en avalant une centaine de pilules », a déclaré à l’AFP une source préfectorale, confirmant une information du quotidien régional le Progrès.

Aussitôt secourue, « elle a été transportée vers un hôpital à Lyon. Son pronostic vital n’est pas engagé », a ajouté une porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Aucune autre précision sur le déroulement des faits n’a été communiquée.

« Cela ne me surprend pas car elle supportait de moins en moins cette détention qui lui paraissait parfaitement injuste compte tenu de la décision du peuple-juge », a réagi son avocat, Me Gilles-Jean Portejoie, informé du sort de sa cliente par l’AFP.

Le 26 novembre 2016, Cécile Bourgeon avait été acquittée par la cour d’assises du Puy-de-Dôme du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Son ancien compagnon Berkane Makhlouf a été condamné à 20 ans de réclusion.

La cour l’avait en revanche condamnée à cinq ans de prison pour quatre délits, notamment « non-assistance à personne en danger » et « dénonciation de crime imaginaire » pour avoir monté de toutes pièces le scénario de la disparition de Fiona dans un parc de Clermont-Ferrand, en mai 2013.

En avril, la Cour de cassation a confirmé le maintien en détention de Cécile Bourgeon, qui demandait à comparaître libre lors de son procès en appel, envisagé pour l’automne, devant la cour d’assises du Puy-en-Velay (Haute-Loire).

« Quarante six mois de détention (pour des délits) de nature correctionnelle, c’est du jamais vu ! », a ajouté Me Portejoie qui va formuler une quatrième demande de remise en liberté de sa cliente le 8 août.

 

 

Avec AFP

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