galerie Centrafrique :Les vieux démons des mutineries et des coups d’état se réveillent bruit de bottes

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« Nous sommes au courant de tout ce qui se prépare dans les quartiers de Bangui pour qu’il y ait une mutinerie » a déclaré le Président Faustin-Archange Touadera le jeudi 23 février.

Est-ce qu’il ne faudrait pas plutôt parler d’un coup d’état en gestation ?

Si ces informations se confirment, le Centrafrique n’est pas près de sortir de la longue, de la terrible et dure nuit dans laquelle il est plongé. Les militaires centrafricains semblent avoir pris l’habitude de remplacer les urnes par les Kalachnikov – un désastre pour le pays.

Si on voulait aider l’ONU à justifier l’embargo sur les armes en Centrafrique, on ne s’y prendrait pas autrement. Ces mutins sont des traitres à leur pays. Déjà embourbée dans un chaos sanglant et interminable, la République Centrafricaine n’a pas besoin, en plus, de ces gesticulations ignominieuses et hautement condamnables.

Les Centrafricains martyrisés cherchent désespérément la paix et la réconciliation nationale. Et voilà que des bruits de bottes menacent leurs espérances.

FRANCOIS BOZIZE ET MICHEL DJOTODIA DOIVENT RENONCER A TOUTE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION

S’ils aiment leur pays, les deux anciens présidents doivent faire taire leurs egos et leur ambition de reconquérir le pouvoir, pour s’associer à la recherche de la paix et de la reconstruction du pays. La rumeur court selon laquelle ce serait Francis Bozizé, le fils de l’ex-président François Bozizé, qui serait l’instigateur et le commanditaire de la mutinerie au sein des ex-Sélékas.

Bozizé et Djotodia doivent savoir que le peuple centrafricain a élu massivement un nouveau président de la République. L’équipe actuelle ne peut accomplir sa mission qu’avec l’aide de l’ensemble des citoyens centrafricains.

Il ne faut jamais oublier cette maxime de Barthélemy Boganda : « Tous ensemble ».

UNE INSTABILITÉ DEVENUE INSUPPORTABLE POUR LA POPULATION

Les plaies saignent encore, aussi bien dans les cœurs que sur les corps. La partition du pays initiée par les ex-Sélékas n’a jamais été aussi près d’être réalisée. La sécurité n’est acquise nulle part. Les réfugiés de l’extérieur ne vont pas pouvoir regagner leur foyer de sitôt. Quant à ceux de la capitale, ils fuient à nouveau leurs quartiers aux mains des milices d’autodéfenses pour se réfugier à l’aéroport de Bangui M’Poko.

L’abandon des champs par les paysans préfigure un état de famine inévitable. Mais un peuple ne peut pas vivre indéfiniment grâce à la charité du P.A.M. (Programme Alimentaire mondial). L’urgence absolue demeure donc la recherche de la paix et de la réconciliation.

Les divisions et les calculs pour s’emparer du pouvoir par la violence, les préparatifs d’assaut du Palais de Renaissance coïncident étonnamment avec la recrudescence des violences des ex-Sélékas. Sans oublier que des rumeurs persistantes signalent la présence de François Bozizé et de Michel Djotodia sur le sol centrafricain. Il ne faut pas oublier que beaucoup de soldats rebelles sont restés fidèles aux deux ex-présidents qui, pour leur part, n’ont jamais renoncé à la reconquête du pouvoir.

Allons-nous vers un ticket machiavélique Bozizé-Djotodia pour s’emparer de l’état, alors qu’ils sont en partie responsables du chaos sanglant dans lequel est plongé le pays ?

UNE RECONSTRUCTION ESPEREE

L’instabilité chronique de la République Centrafricain est corollaire des mauvaises gouvernances, des injustices et des impunités récurrentes. Mais les Centrafricains, par leur vote, ont signifié la volonté d’une rupture et d’un changement radical. Ils ne veulent plus que les fils égarés du pays se réapproprient le pouvoir pour prolonger leur martyre.

Le Centrafrique est à l’aube d’une guerre civile. Pour éviter la catastrophe, il faudra que les Centrafricains se réunissent pour sauver d’abord leur nation. Les joutes politiques, les egos surdimensionnés et la cupidité qui poussent certains à vouloir s’emparer du pouvoir par la force doivent être bannis au profit des efforts de tous pour reconstruire, enfin, la République Centrafricaine.

 

ALLA GBOU NI NGANGOU ALLA ZIA NI A TI APE !

 

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JOSEPH AKOUISSONNE
ANI

 

 

QUELQUES IMAGES DES MUTINERIES PRÉCÉDENTE

 

 

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