Assassinat d’un ministre au Burundi: plusieurs personnes arrêtées

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Au Burundi, Emmanuel Niyonkuru et ministre de l’Eau, de l’Environnement et de la planification, a été tué par balles par un agresseur inconnu, tôt ce dimanche 1er janvier, dans la capitale Bujumbura, alors qu’il se rendait à son domicile et qu’il était au volant de sa voiture.

Joint par RFI, Pierre Nkurikiye, porte-parole de la police burundaise, précise que le tireur se trouvait à l’intérieur du véhicule et qu’il s’agit d’un acte préparé.

Emmanuel Niyonkuru, âgé de 54 ans, a été « tué par un homme armé d’une arme à feu, alors qu’il se rendait à son domicile à Rohero, vers 00h45 », selon un tweet du porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye, qui a également présenté ses condoléances « à la famille de la victime et à tous les Burundais », affirmant que ce crime ne restera pas impuni.

Joint par RFI ce dimanche, Pierre Nkurikiye précise que le ministre conduisait le véhicule dans lequel il a été tué. Il était en compagnie d’une femme et rentrait sa voiture à son domicile lorsque trois coups de feu ont été tirés. Le ministre a été tué sur le coup.

La femme qui accompagnait le ministre a été aussitôt arrêtée parce que selon les premiers éléments de l’enquête les tirs venaient de l’intérieur du véhicule. « L’enquête a montré que le tireur était à l’intérieur du véhicule », explique le porte-parole de la police à RFI. Le tireur est donc soit la femme qui s’y trouvait, soit quelqu’un qu’elle « doit connaître », ajoute-t-il avant de préciser que la police a également procédé à d’autres arrestations et notamment celle du « patron d’un bar dans lequel le ministre venait ». Les deux veilleurs de la résidence du ministre sont actuellement interrogés.

« Ce qui est sûr, c’est que visiblement, c’était un acte préparé, ce qui veut dire qu’il s’agit d’un assassinat », affirme le porte-parole de la police burundaise.

Ce meurtre est le premier visant un ministre en place depuis que le Burundi a plongé dans une grave crise politique avec la tentative du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat en 2015.

Au moins 500 personnes ont été tuées et 300 000 ont choisi l’exil depuis le début de la crise politique au Burundi en avril 2015.

 

 

RFI

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Publié le 1 janvier 2017, dans AFRIQUE DE L'EST. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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