La France veut renforcer ses échanges économiques avec l’Afrique (Premier ministre)

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Le Premier ministre français Manuel Valls a appelé jeudi au renforcement du partenariat économique entre la France et l’Afrique, lors d’une rencontre à Matignon avec des entrepreneurs du continent africain.

« Je suis l’ami de l’Afrique », a clamé le Premier ministre lors d’une cérémonie dédiée aux dirigeants économiques africains.

La France souhaite relancer la coopération économique avec l’Afrique, en baisse depuis plusieurs années, en attirant de nouveau les investisseurs. M. Valls a pour cela vanté les atouts « spécifiques » de la France: « hub » logistique et aéroportuaire, liens historiques avec les Etats africains francophones…

« Vous incarnez la jeunesse africaine et nous voulons donner le plus de débouchés possibles: nous souhaitons doubler les échanges commerciaux d’ici à 2018 », a rappelé Manuel Valls, évoquant notamment les 20.000 entreprises étrangères établies en France.

Les échanges commerciaux entre la France et l’Afrique avoisinaient 54 milliards d’euros en 2014, selon les données de l’Institut national de la statistique (Insee).

Ces dernières années, le poids de la France dans les échanges économiques avec le continent africain s’est considérablement affaibli du fait entre autres des fluctuations des prix du pétrole et de la concurrence féroce de la Chine, dont la valeur des échanges avec l’Afrique a plus que décuplé depuis le début des années 2000.

Conséquence, la part de marché française a fondu de près de moitié, « surtout en Afrique de l’ouest », a souligné M. Valls. « Le +cash+ chinois peut inonder le continent », a estimé, mais « nous, nous souhaitons un investissement d’une autre nature ».

« Il faut bâtir un pont entre les deux continents car les grand défis de l’Afrique concernent aussi l’Europe: les flux migratoires, le terrorisme, la santé… », a t-il poursuivi.

Interrogé par un des intervenants sur le poids accru de la Chine dans les échanges économiques et la prudence des investisseurs européens, M. Valls a répliqué: « Vous êtes des libéraux, vous faites ce qui est le mieux pour votre pays, moi aussi je suis libéral et vous avez raison, il faut que les investisseurs français aient le goût du risque ».

 

 

 

AFP

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par AFRIQUE NEWS INFO Posté dans AFRIQUE