Ouverture de plusieurs enquêtes par le parquet de Bangui

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Les présumés auteurs des derniers troubles meurtriers à Bangui et à Sibut, chef lieu de la Kémo en République Centrafricaine, sont désormais dans le viseur de la justice centrafricaine.

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a annoncé au cours d’un point de presse ce vendredi à Bangui, l’ouverture de plusieurs enquêtes notamment sur le dernier événement malheureux déclenché le 26 septembre à Bangui, l’attaque de Sibut, le coup d’état manqué, les évadés de la prison centrale de Ngaragba ainsi que le corps sans vie du sujet musulman retrouvé au quartier Combattant, facteur de la dernière crise dans la capitale.

« La dernière crise qu’a connue la République Centrafricaine est née d’un fait criminel odieux à savoir, l’assassinat d’un jeune sujet musulman dont le corps avait été retrouvé dans la concession de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC). Suite à cette découverte macabre et par une certaine combinaison d’actions, des ennemis de la paix en ont profité pour déclencher des actes de violence inouïs, de barbaries et d’atteinte contre des personnes et des biens ».

« Comme d’habitude, face à une telle situation de crise, la population est en droit de se poser la question de savoir, que fait la justice ? C’est justement le but de ce point de presse qui vise à informer la population sur les actions menées par la justice en cette période de crise. Ce point de presse n’a donc pas vocation à se transformer en une enquête radio diffusée mais vise plutôt à rassurer la population de ce que la justice centrafricaine est à pied d’œuvre », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, le magistrat Grézénguet appelle la population centrafricaine à collaborer avec la justice.

« Vous qui êtes dans les quartiers, si vous avez connaissances des faits criminels, il vous appartient de dénoncer ces faits pour pouvoir permettre à la justice de votre pays de faire un bon travail ».

Bangassou : des hommes armés attaquent Médecins sans Frontières

Cinq hommes armés non identifiés ont investi dans la nuit de mercredi à jeudi à 22 heures, la base de l’organisation Médecins Sans Frontière France-Belgique basée à Bangassou. Le bilan de cette attaque à main armée fait état d’une personne grièvement blessé et une autre passé à tabac. Les deux victimes sont admis à l’hôpital de la ville pour des soins. Plusieurs outils informatiques ont été emportés par les assaillants.

Après le forfait, les hommes armés ont contraint la coordonnatrice de l’organisation de les déposer à l’hôpital. Chemin faisant, ils ont demandé au chauffeur de s’arrêter au niveau de l’école préfectorale filles, et ils se sont évanouis dans la nature. Informés, certains éléments de la gendarmerie se sont mis à leur trousse sans pouvoir les rattraper.

Une enquête judiciaire est donc ouverte par la brigade des Recherches et d’Investigations de Bangassou en vue de rechercher les présumés auteurs de cet acte de braquage à main armée afin de les traduire en justice.

L’organisation Médecins Sans Frontières France-Belgique appui l’hôpital régional universitaire de Bangassou dans la prise en charge gratuite des malades.

Le RDC qualifie de chaotique la situation générale du pays

Le président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et candidat à la prochaine présidentielle, Désiré Zanga-Kolingba, a annoncé au cours d’une conférence de presse animée ce vendredi 16 octobre que les dernières violences des 26, 27 et 28 septembre 2015 ont été un coup dur pour les avancées enregistrées dans le rétablissement du pays.

« Nous avons trouvé que plus de deux ans de transition, la situation chaotique perdure alors qu’au sortir du Forum de Bangui, les Centrafricains ont pensé que l’espoir renaissait, que nous étions en train de nous diriger vers la porte de sortie de cette grave crise que notre pays a connue. Nous sommes retombés à partir du 26 septembre dans des événements qui nous ont ramenés dans le désespoir ».

Il appelle de ce fait les centrafricains à l’unité et à une prise de conscience collective en vue d’une sortie de crise définitive. « Il est temps qu’aujourd’hui nous puissions faire appel à tous les compatriotes de réfléchir sur la situation de notre pays. Il est temps que la résilience des Centrafricains puisse se faire entendre. Cette crise de résilience doit cesser. Nous devons trouver ensemble les voies et moyens pour sortir notre pays de l’ornière », a indiqué M. Zanga-Kolingba.

RNL

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